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Sécheresse au GAEC

Faisons le point au Gaec des Hounts, pour donner suite à la situation météorologique actuelle.

 

Nous déplorons 25% de foin en moins pour cet hiver, -30% sur la récolte d’herbe, pas de récolte de maïs grain le tout ayant été enfourragé avec une qualité nutritionnelle deux fois moins bonne, 40% de hausse des matières premières achetés à quoi il faut rajouter, sans lien avec la sécheresse les hausses des prix énergétique.

 

Nous avons rencontré la préfecture le jour de la rentrée, dans le cadre d’une cellule de crise sécheresse.

 

Cellule de crise sécheresse :

Etaient présents les représentants de la chambre consulaire, météo France, les banques, les Coops, la MSA, et les syndicats agricoles et nous les agriculteurs biologiques.

 

 

 

Introduction de la préfecture : la sécheresse est très marquée et l’objectif est d’en limiter les conséquences. Pour cela une Cellule interministérielle de crise (CIC) se réunit autours de l’ensemble des préfets du pays dans les sous-sols de « Beauvau » .

La première ministre confit la présidence de cette cellule au ministre le plus concerné. Les objectifs sont à la fois économiques et humains.

 

La préfecture donne rapidement la main à « météo France » : la période caniculaire a commencée dès le mois de mai, le plus sec depuis 1947 avec 67% de pluie en moins que la normale, dans notre département nous comptons sur le manteau neige, mais au 1er juillet il avait fondu donc plus de réserves d’eau. Sur certaines terre la sécheresse est si extrême qu’il faudra une durée de retour à la normale de 25 ans. Pour le trimestre à venir le scénario du plus chaud que la normale est retenu, sans exclure des périodes orageuses.

 

 

Place aux retours du terrain : la production fourragère a baissé de 60% par rapport aux attendus, moins 40% sur la production de prairie (c’est-à-dire que normalement une prairie se ressème toute seule), on notera des pertes à plus de 60% sur les maïs et les tournesols, les vignes sont doublement impactées avec le gel de l’hiver dernier, le maraichage est touché selon les zones de disponibilité de l’eau mais les cultures tels que les haricots ou l’ail perdrons 70% des récoltes estimées sans compter la perte des essaims de pollinisateurs.

 

 

 

 

 

Voilà les conséquences directes et mesurables au 1er septembre, mais demain ?

-        Avec toutes ces pertes, y aura-t-il assez de semences pour ressemer ?

-        Pourrons nous travailler les sols pour nos couverts, avant qu’il ne soit trop tard ?

-        Aurons nous de quoi nourrir nos animaux ?

-        Pleuvra-t-il ?, neigera – t- il suffisamment pour remplir les lacs ?

 

Les propositions nationales :

-        Fond d’aide d’urgence gel élargi à la grêle

-        Les cultures dérobées (celles qui servent d’engrais) sont autorisées jusqu’au 20 aout

-        Une aide alimentaire animale est proposée consécutive à la guerre ukrainienne

-        Avance TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), donc remboursable avant la fin de l’année)

 

 

Nous attendons donc de nouvelles propositions financières bien-sûr pour accompagner la poursuite des exploitations mais aussi structurelles comme la possibilité de stocker de l’eau, la prise en compte des agricultures plus vertueuses et sait-on jamais la fin des spéculations sur la matière première (en tant qu’éleveur aujourd’hui il m’est impossible de demander à mon voisin céréalier de produire pour nous).

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